L’Exode des Flandres avril 1918

« Illusions et désillusions! Nous ne reverrons plus rien de ce qui nous appartenait ! »

Lors de la 2ème offensive allemande (Bataille de la Lys ou bataille des Flandres), 4000 personnes sont évacuées de force dans des wagons à bestiaux, en avril 1918.

Vous trouverez ci-dessous le récit d’un couple de Nieppe (Nord) confronté à l’exode et une liste nominative inédite de civils évacués vers Lille et la Belgique.

flandres

Monastère du Mont des Cats (Flandres) ruiné par les Allemands, source université de Caen

M. LOTTHE, agent voyer en chef du canton d’Armentières, raconte son vécu et celui de son épouse, ex institutrice à Nieppe, ensuite directrice d’école à Lesquin. (Source : BDIC Cote : C.641). Le récit est transcrit à la suite:

« Dès les premiers jours d’avril, dans la crainte d’une interception de communications vers la région au-delà d’Amiens et d’Abbeville, c’est-à-dire en prévision d’une avance allemande et de l’encerclement du Nord qui s’en suivi, mes chefs (des Ponts et chaussées) me donnaient le conseil de me replier par mes propres moyens sur Dunkerque, dès que le danger serait reconnu imminent. A Dunkerque se seraient trouvés des navires qui auraient débarqué les émigrés à Cherbourg ou ailleurs. Mais, comme vous le savez, en attendant, on ne pouvait quitter l’endroit que muni d’un sauf conduit, et cette pièce n’était délivrée habituellement que dans un délai minimum de 12 jours après la demande. Au surplus, le commissaire de police de Bailleul avait transféré son bureau à Flêtre, la Mission française ne possédait pas de formules ad hoc, bref, les conditions les plus défavorables se réunissaient pour m’empêcher de prendre les précautions préliminaires de départ. Ajoutez-y que l’administration de l’Enseignement ne donnait aucune sorte d’instructions à ses subordonnés. En un mot, nous étions retenus sur place.

Nous croyions néanmoins le péril très éloigné, bien mieux, nous avions la certitude d’une sécurité complète dans notre région : les divisions australiennes défilaient l’une après l’autre pour rejoindre le front de la Somme. Le dimanche 7 avril encore, toute la journée, les convois d’artillerie ne cessaient de passer sur nos chemins pour se retirer. On ne pouvait, semblait-il, avoir de meilleure preuve que tout resterait paisible devant nous. Les gros obus continuaient bien à faire des bruits de chemin de fer au-dessus de nos têtes, mais ils étaient destinés à Bailleul, à Hazebrouck et aux alentours de ces villes, un seul éclatement à 1500 mètres en arrière d’Outtersteene nous avait un peu émus. Le départ des troupes toutefois nous tranquillisait. En réalité, nous dormions sur les flancs d’un voleur.

Lundi matin, vers 4 heures, un roulement de tonnerre se met à gronder exactement en face de nous, de gros obus se remettent à passer au-dessus de nos têtes, on bombarde Estaires et Merville. Les coups sont dirigés de telle sorte que notre école tremble comme un prunier qu’on secoue. Ma femme continue vaillamment à faire sa classe.

Mais c’est le déclenchement de l’offensive des Flandres, offensive d’autant plus dangereuse qu’elle est inattendue ainsi que je vous l’ai fait voir. Les premiers coups atteignent les Portugais, ceux-ci, soit qu’ils avaient été asphyxiés par des obus à gaz toxiques, comme on l’a prétendu, soit qu’ils aient été travaillés au préalable par une propagande défaitiste, soit pour les deux raisons réunies, lâchent pied, laissent une brèche ouverte dans laquelle les Boches s’empressent de pénétrer, les Anglais menacés d’être débordés, reculent à leur tour. (On a appris depuis que les soldats portugais se sont rebellés contre leurs chefs, dans les villages à l’arrière particulièrement à Boëseghem. Des canons braqués contre les maisons où ils s’étaient réfugiés ont eu raison de leur résistance). Des bruits contradictoires commencent à circuler, et le grondement du tonnerre des canons s’accentue.

Le lendemain, mardi, on apprend que les Boches sont à Laventie, à Fleurbaix, ils s’approchent de Sailly, de Bac Saint Maur, d’Erquinghem. Et puis, on prétend qu’ils sont repoussés. Cependant des convois de munitions prennent le chemin de l’arrière, les officiers sont affairés, les hommes s’épanchent en propos bruyants. On parvient à comprendre que toute la série des canons postés le long de la rue Bataille, à Sailly, est capturée, et que l’on sauve les munitions. L’inquiétude nous saisit. Ma femme prend le parti de congédier ses élèves qui, d’ailleurs, ne tenaient plus en place dans leur classe vibrant littéralement comme une lanterne.

Colonne de réfugiés lors de la Bataille de la Lys Avril 1918

Colonne de réfugiés lors de la Bataille de la Lys Avril 1918. Battle of the Lys. Column of French refugees. Original Source: © IWM (Q 357)

Bientôt après, Melle SALOMEZ assiste avec nous au défilé des voitures ambulancières, au déménagement des nurses filant…à l’anglaise, sans un regard de remerciement (Les nurses réglaient quotidiennement les honoraires dus à leur professeur) ni d’adieu, sans un geste d’avertissement. Et l’on voit des gens, les mieux avisés, s’en allant chercher un logement dans les communes voisines, et d’autres, plus ou trop confiants qui tergiversent. Des obus maintenant barrent la route de Vieux-Berquin, l’un d’eux éclate entre Outtersteene et Merris. Il y a danger à s’en aller de ce côté.

Vers le soir, un de mes cantonniers se présente chez moi, chargé de ballots, accompagné de sa femme et de sa fille, et me demande des sièges pour passer la nuit. Le brave homme s’excuse d’avoir abandonné son poste ! Il a dû fuir Steenwerck où les obus tombent à foison. Trois de ses voisins sont avec lui, l’un d’eux a dû abandonner, dans un fossé du chemin, le cadavre de sa femme tuée à ses côtés par un éclat.

Quelques instants après, c’est la famille de M. PLOUVIER, notaire à Steenwerck, qui demande asile. Un officier d’état-major britannique l’a véhiculée en automobile jusqu’à Outtersteene. Nous en apprenons que la situation est devenue critique, et qu’il est prudent de s’éloigner au plus tôt … pour quelques jours. Nos hôtes s’installent tant bien que mal pour dormir, nous faisons rapidement des paquets à porter à la main, et nous nous couchons à notre tour, au bruit non seulement des canons mais des mitrailleuses, et … ma femme ne dort pas.

Le lendemain, au point du jour, sans plus rien ajouter à nos paquets déjà trop lourd pour la longueur du trajet, nous disons adieu à nos hôtes, et ayant jeté un coup d’oeil (que nous ne croyions pas être le dernier) à tout ce qui faisait l’agrément de notre intérieur, nous nous mettons en route. J’ai repoussé sur le lit un pardessus que voulait m’imposer ma femme, mon départ se fait, en effet, avec espoir d’un prompt retour, et la température est douce.

A notre arrivée à Caëstre, près de Melle MARCAIS (Institutrice adjointe à Nieppe, exerçant alors provisoirement ses fonctions à Caëstre, aujourd’hui directrice de l’école de filles de Nieppe), on nous affirme qu’une contre-offensive a tout remis en état. L’espoir de retour venait en nous plus vivace, nous retournerons le lendemain à Outtersteene ! Ce fut notre dernière illusion, nous ne reverrons plus rien de ce qui nous appartenait !

Le lendemain, nous apprenons successivement l’évacuation forcée d’Outtersteene, de Merris, de Neuf Berquin, de Vieux Berquin, de Stazeele, etc. Et nous sommes témoins de la lamentable théorie des gens fuyant la bataille, chargés de leurs hardes et de leur misère. L’ennemi est à Steenwerck et s’approche de Merville. Il n’y a plus à tergiverser, il faut fuir.

L’officier de la Mission française nous apprend qu’en pareille circonstance on peut s’embarquer sans passeport, sauf à faire régulariser sa situation en cours de route. Nous allons à la recherche d’une voiture que le lendemain. Nous nous rendons alors à la station de Caëstre, il est midi 10, un convoi d’évacuation sera formé pour midi et demi. J’ai 20 minutes devant moi pour aller reprendre mes colis dans le village, et me pourvoir de ravitaillement pour le trajet. Les 20 minutes sont activement mises à profit. Je reviens en gare tout juste pour le moment du départ. Nous montons dans un wagon à bestiaux que l’on n’a pas pris le temps de déblayer des résidus de pommes de terre gâtées et de crottins de mulets qui en ornent les planches. Nous nous retrouvons avec nos voisins d’Outtersteene qui avaient différé leur départ sur le nôtre de quelques heures.

sans-titre

Traversée de Caëstre par un convoi britannique (Royal Artillery) et évacuation des civils de Bailleul, Merris, Meteren vers l’arrière. (Source BDIC et IWM) 12 avril 1918

Notre train stoppe à Ebblinghem vers une heure et demie, l’on nous en fait descendre. Et nous voilà plus de 4000 réunis dans une pâture où des tentes sont dressées pour nous abriter en cas de pluie. Je m’informe près de l’Officier français du camp des conditions du voyage, il m’affirme qu’il est plus pratique et plus rapide de se laisser évacuer avec la foule, et que le convoi définitif s’arrêtera à Louviers. J’ai compris plus tard que pour prendre le train ordinaire, il lui aurait fallu nous munir d’un sauf conduit particulier, et il avait autre chose à faire !

Nous avons pensé immédiatement que de Louviers nous pourrions rejoindre facilement Angoulême où nous voulions atterrir, et nous nous sommes laissés convaincre. Donc, nous nous résignons, nous patientons, nous suivons la queue pour nous faire inscrire à tour de rôle, inutilement d’ailleurs, et nous évacuons le camp, après force bousculades, tout juste pour voir partir un premier train d’évacuation vers 5 heures du soir. Un second train est annoncé entre 7 et 8 heures. Afin de prendre un rang qui ne nous fasse plus manquer le coche, nous pénétrons sur le quai de la gare. Vers 7 heures, un train se présente, c’est le réglementaire qui passera à Calais et s’arrêtera à Paris. Le prendre, c’est courir le risque des bombes d’avions voire des bombardements. Ma femme n’y veut pas consentir. D’ailleurs, nous ne possédons pas le sauf conduit indispensable.

Nous laissons partir le train de Calais. Sur le quai, le sous-préfet d’Hazebrouck s’intéresse aux évacués et ne parait pas s’alarmer de la situation militaire. Un autre train passe, puis un autre, puis un troisième, puis d’autres, puis d’autres, tous formés de fourgons vides, et ce sont des locomotives, et encore des locomotives. Nous assistons tout simplement au sauvetage du matériel du dépôt d’Hazebrouck. Combien de temps cela durera-t-il ? Et trouvera-t-on de quoi nous véhiculer ensuite ? Sur ces entrefaites, nous entendons tonner des canons et mugir des obus. Ceux-ci éclatent à Aire-sur-la-Lys, nous dit-on. Dans la journée déjà, nous avions eu, dans notre camp, la crainte d’un avion bombardeur. Nous commençons à la trouver mauvaise. Un sergent-major de l’Intelligence anglaise que nous connaissons va aux renseignements, et nous apprend que notre convoi sera formé à St Omer et rebroussera chemin pour nous prendre. Il nous fait connaître en même temps que notre village est complètement détruit.

Enfin à 2 heures du matin, le fameux train arrive en gare, manœuvre pour prendre la voie du départ, et, lorsqu’il s’arrête, présente en face de nous un fourgon sans marche pied dans lequel on ne parvient à monter que hissés à force de bras. J’ai rempli une partie très active dans les opérations, un soldat anglais tirait en avant, je poussais par derrière, et il y avait toute une collection de vieilles filles dans la série ! Deux australiens hauts et solides se chargèrent de ma propre ascension, et cela m’a valu la toute dernière place dans le wagon. Mais le confort importait peu en ce moment, nous avions hâte de partir, et nous partions !

Il faut encore que vous sachiez que nous n’avions que nos paquets pour sièges, que les plus commodément vêtus se sont allongés sur le plancher pour dormir, que les autres se sont adossés aux parois du wagon, que les vieilles filles se sont appuyées l’une derrière l’autre, et deux par deux, que la durée des quelques arrêts du voyage n’a jamais été annoncée, et que par conséquent à cause au surplus de la difficulté de descendre et de remonter, des femmes sont restées jusqu’à Rouen sans pouvoir satisfaire aux besoins de la nature.

A Rouen, c’était au milieu de la nuit suivante, on nous annonce : « Ne descendez pas, on va vous ravitailler. » L’on nous distribue, en effet, du pain, une boîte de « singe » pour deux, et l’on nous verse du café chaud. Chacun se satisfait en outre comme il peut, (pardon du détail, mais il importe) dans les entrevoies, derrière des wagons, et au milieu, heureusement, d’une obscurité complète. J’éprouve alors quelque velléité de lâcher le train pour passer la nuit dans un lit. Ma femme m’en dissuade, elle craint ne pas trouver de chambre libre à Rouen. Nous comptons toujours être arrêtés à Louviers, d’où il sera facile de nous acheminer vers Angoulême. Nous reprenons péniblement nos places, et succombant à la fatigue, nous nous endormons. Je suis le premier à ma réveiller tandis que le train ralentit. Le jour commence à poindre, je rabats le vasistas, et j’interroge un paysan déjà à l’œuvre dans un champ : Où sommes-nous ? A Lisieux.

A Lisieux ? Mais ce n’est pas sur le chemin de Louviers, et je nous vois dirigés vers Cherbourg ou la Bretagne (En réalité, le convoi fut dirigé jusqu’en Vendée, les émigrés descendent à La Roche sur Yon). Cela ne fait plus notre affaire. Le train stoppe heureusement en gare, nous avons à peine le temps de sauter en bas, sans prendre celui de faire nos adieux à nos compagnons et compagnes de voyage. Il était six heures du matin, le samedi 13 avril.

Notre première préoccupation fut d’aller nous débarbouiller, nous ne nous reconnaissions plus ! Notre second souci fut de rechercher les moyens les plus rapides pour rejoindre Angoulême. J’abrège, une journée et une nuit à Lisieux, une journée en chemin de fer jusqu’à Chartres. Après un relai à Dreux, une nuit à Chartres où nous avons trouvé difficilement un lit, une journée en chemin de fer de Chartres à Angoulême par Orléans. Vous nous croyez au bout du calvaire ? Est-ce que les Parisiens ne se disputent pas les logements de Brives ?

Un aimable voisin de ma fille, nous offre l’hospitalité pour quelques nuits, nous dénichons après de nombreuses recherches, une chambre vide. Ma femme achète une literie complète (nous en perdons 5 délaissées à Outtersteene, Merris et Merville) à un prix que je vous laisse à penser, nous trouvons un foyer où nous brûlons du bois, en attendant mieux, nous louons quelques ustensiles de ménage et nous voilà campés.

Je ne vais pas, mon cher ami, m’appesantir sur les pertes irréparables que nous faisons, sur le changement radical d’existence auquel nous contraindra la destruction de nos bibliothèques et de nos collections. Le Hameau d’Outtersteene est en pleine fournaise, et nous sommes partis, je vous l’ai dit, avec ce que pouvaient contenir deux sacs à main. Je n’ai pas besoin non plus de vous faire remarquer le renchérissement exorbitant de tout ce que nous sommes obligés de racheter. Je sais que vous vous apitoierez amicalement sur notre malheureux sort. Pour ma part, je n’y veux pas penser.

Ma femme est admirable de patience, et me fait partager sa vertu. Elle n’est plus dans les obus et les bombes, et c’est ce qui lui importe avant tout. « Le reste viendra » me dit-elle. Sa santé, au demeurant, est assez bonne. Il semble vraiment qu’il lui fallait quitter l’atmosphère de la bataille pour se rétablir. (signé) G. LOTTHE. »

———————————–

La plupart des habitants, évacués dans les villages voisins non occupés (par les Allemands), à l’arrière par charrettes, ou dans d’autres régions par wagons, il reste néanmoins quelques personnes âgées, femmes et enfants. Ceux-ci sont évacués en Belgique,  via Lille, le 29 mai 1918 ( voir l’article source Evacuation Plaine de la Lys avril 1918 ).

Ci-dessous liste nominative de ces habitants,  légende des couleurs :
liste d’arrivée à Lille le 22 avril et liste de départ vers la Belgique le 29 mai
– liste d’arrivée à Lille
liste de départ vers la Belgique

Liste des évacués arrivés le 22/04/1918 à Lille provenant de Bailleul
INGELRANS Henri 1846 rue de Fontenoy

LEFEBVRE Auguste 1848 rue des Canonniers
BLANQUART Georgina 1884 rue du long pot
BLANQUART Marc 1903 « 
BLANQUART Jean 1906 « 
BLANQUART Fidéline 1839
BLANQUART Nathalie 1866
JOURDIN Désiré 1844 rue Gde-Chaussée
LEFEBVRE Sophie 1858 rue des Canonniers
SALOME Jules 1851 rue Gde-Chaussée
SALOME Marie 1858 « 
THOREZ Anna 1873 rue de la Barre
THOREZ Marthe 1910 « 
DEVOS René 1874 rue Gde-Chaussée
DEVOS Stéphanie 1848 « 
THELLIE Juliette 1858 rue St-Jacques
CHASSET Ernest 1892 « 
LENGLART Henri 1839 « 
MOREL Eugénie 1841 rue du Sec-Arembault
DESCHILDRE Ismérie 1843 rue des Tours-partie à Tourcoing le 24/04
DESCHILDRE Angélique 1848 « 
RATTEZ Cyrille 1841 rue Gde-Chaussée
WERVAERDE Marie 1845 « 
Vve DELAVAL Philomène 1841 « 
DELAVAL Angèle 1876 « 
DONDEYNE Agnès 1903 « 
BOIDIN Clémence 1848 « 

Liste des évacués arrivés le 24/04/1918 

DAVID Benjamin 1842 rue St Sauveur
DAVID Stéphanie 1837 « 
NOTTEAU Victor 1861 rue Pasteur
NOTTEAU Aline 1871 « 
HEUSELE Marie 1865 « 
DELALEAU Céline 1838 « 
GOUDESAUNE Gustave 1873 rue du fg de Roubaix
GOUDESAUNE Lucien 1903 « 
GOUDESAUNE Georges 1904 « 
HOUVENAGHEL Hélène 1887 rue Parrayon
HOUVENAGHEL Odile 1913 « 
HOUVENAGHEL Madeleine 1915 « 
SALOME Lucie 1850 rue du fg de Roubaix
BALCAEN Agnès 1903 « 
BALCAEN Madeleine 1905 « 
BARBEZ Alois 1868 « 
RERAEN (?) Jules 1851 « 

Bailleul, noms ajoutés à la liste du 29 mai 1918

DEMASSIET Emile 1855 rue de Fives
DEWEINE Madeleine 1891  »
DEWEINE Cécile 1850  »
SONNEVILLE Félicie 1881  »
BRIL Julie 1842 rue nationale
NOLLO Amédée 1870 rue Grande Chaussée
OLIVIER Marie 1857 rue Fontenelle
BARAIN Charles 1846 hop.de la Charité

Liste des évacués arrivés le 22/04/1918 à Lille provenant de Méteren
LECIGNE Agnès 1905 rue d’Artois
LESIRE Angèle 1894 rue d’Artois

Vieux-Berquin

HAEZEWINDT Zoé 1872 rue Solf
DUPONT Louis 1846 rue du fg de Roubaix
DUPONT Adolphine 1844 « 
TRENEL Adolphine 1842 bd Montebello

Liste des évacués arrivés le 01/05/1918 à Lille provenant de Nieppe
DELVOYE Désiré 1870 rue Mahieu

DELVOYE Marguerite 1878 « 
DELVOYE Clémence 1906 « 
DELVOYE Désiré 1915 « 
VERMEERSCH Julia 1880 rue des Robleds
DEVOS Clémence 1852 « 
BARIN Juliette 1884 rue Mahieu
CARDINAL Maurice 1915 « 
GRUSON Auguste 1833 rue des Robleds
GRUSON Madeleine 1833 « 
GRUSON Auguste 1852 « 

BONAERT Charles 49 ans rue de Bouvin

Sur la liste des évacués du 29 mai 1918:

Commune de Merris
BEHEYDT Marie 1853 rue de Bouvines

PARAIN Marie Rose rue du fg de Roubaix
PARAIN Nathalie « 

Commune de Steenwerck
PETILLON ° PEUCELLE Julie 1855 rue de Bouvines
BOULET Jules 1859 « 
DEFIVES Rosalie 1836 « 
DEFIVES Louis 1836 « 
GHEYSSENS Amélie 1856 hop. de la Charité
CUILLIER Lucien 1893 « 

Sources : Archives municipales de Lille – BDIC

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Publié dans Evacuation Occupation 1GM Plaine de la Lys

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